Arrivée à la maison

19 août 2008 par komlarbreaucanada

Ouf ! Avec presque trois heures de retard, notre avion s’est enfin décidé à atterrir à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Il a fallu attendre les bagages une bonne demie heure de plus pour rejoindre finalement notre chauffeur qui nous attendait patiemment devant la sortie. Le vol s’est très bien passé, le petit bout s’est endormi avant même le décollage et ne s’est réveillé que cinq heures plus tard pour le petit-déjeuner. Les parents, eux, n’ont pas aussi bien dormi. Et maintenant, il faut tenir le coup jusqu’à ce soir, sinon dur dur la reprise du décalage horaire ! ;)

 

A l’heure où nous vous écrivons, les bagages sont vides et les appareils photos déchargés : 426 photos à trier… Heureusement, nous avions fait du ménage en route pour être sûrs d’avoir de la place sur la carte mémoire !

Rendez-vous très prochainement pour les premières photos et les histoires qui vont avec…

Le grand départ

19 août 2008 par komlarbreaucanada

C’est avec des trémolos dans les doigts que nous vous ecrivons notre dernier article depuis le sol québécois. Car toutes les bonnes choses ont une fin. Même si nous nous insurgeons contre ce principe, il semblerait qu’il ait gagné encore une fois. C’est après un dernier copieux petit-déjeuner que nous avons pris la route pour l’aéroport. Une route bien plus monotone que les précédentes puisque nous avons roulé sur l’autoroute.

Ceci ne nous a pas empêché de faire une escale dans une érablerie, autrement appelée cabanne à sucre ici, pour faire le plein avant de partir d’une part, et apprendre aussi comment se fabrique le sirop d’érable. Il est impressionnant de savoir que cette bonne chose est issue uniquement de la réduction de la sève de l’arbre, sucrée naturellement !

Notre arrivée à l’aéroport s’est faite sans encombre, mais à peine la porte passée un gros orage s’est mis à gronder. Or, vous le savez déjà sûrement, qui dit gros orage dit… retard de vol. Et effectivement, notre avion prévu pour un décollage à 20h05, vol Air France AF347, est maintenant annoncé pour 22h40… Espérons que ce soit le dernier report ! Air France, très correct, nous fournit des bons repas de $20 pour le dîner. Ce qui nous permet de manger plus qu’honorablement.

Notre arrivée en France devrait donc se faire aux environs de 11h30 heure française. L’histoire de ce blog ne se termine pas là, beaucoup de choses nous restant à vous raconter. Et surtout, dès que nous aurons fini de trier et publier les quelques 500 photos que nous avons pu prendre, nous vous ferons suivre le lien vers la gallerie. Alors nous espérons vous revoir bientôt sur ce blog ! :)

Tour de Quebec

18 août 2008 par komlarbreaucanada

Le patrimoine historique de Quebec est tout simplement stupéfiant. Nous avons passé une bonne partie de la journée à nous promener dans la ville, nous laissant guider par les monuments et les rues pittoresques. En commençant par la Haute-Ville, située dans l’enceinte de la vieille ville. Les remparts et portes de l’époque sont encore bien visibles. Une citadelle magnifiquement conservée trône au-dessus du fleuve Saint-Laurent. Une promenade, appelée Promenade des Gouverneurs, descend de celle-ci jusqu’à l’hôtel de ville devant lequel se prend le funiculaire qui descend dans la Basse-Ville. Ici, ce sont des magasins qui se sont installés le long de petites ruelles pavées pleines de charme comme la rue du Petit Champlain. Quelques places, dont la Place Royale, et une église, Notre Dame du Porche, viennent enrichir ce tableau vivant. La remontée par la route ne fait que dévoiler des statues et des bâtisses anciennes habitées par des hôtels, des services d’état ou encore des restaurants. Cette ville n’a rien à envier à des capitales européennes.

Malheureusement, elle véhicule également les maux des grandes villes, et c’est avec elle que nous reprenons contact avec le stress qui fait notre quotidien habituellement. Un épisode particulièrement déplorable aura marqué notre soirée avec ce couple d’américains au restaurant qui a fait un scandale au point de faire prendre un malaise à notre serveur… Le passage par Tadoussac et Quebec avant notre retour à Paris aura constitué une reprise progressive de contact avec la réalité de la civilisation après avoir été baignés dans la nature sauvage et les cultures dans le respect de cette dernière.

Mais la civilisation n’a pas que de mauvais côtés, et c’est avec joie que nous avons profité de la piscine de l’hôtel en famille. Un agréable moment de détente pour mettre à l’écart le stress de la ville et de l’approche du départ. Car oui, c’est déjà demain que nous devons reprendre la route pour l’aéroport avant de nous envoler pour la France. Alors que jusqu’à aujourd’hui ces deux semaines avaient donné l’impression d’être bien plus longues, subitement ce séjour semble bien trop court ! La journée de demain risque d’être bien occupée par la route pour rejoindre Montreal, la restitution de la voiture de location, l’attente à l’aéroport… Mais nous vous donnerons de nos nouvelles pour la dernière fois depuis le Canada, alors revenez nombreux nous lire !

Retour à la ville

17 août 2008 par komlarbreaucanada

A peine le petit-déjeuner terminé que nous revoilà sur la route pour rejoindre notre dernière étape : la ville de Quebec. La route fût très sympatique avec pour commencer la traversée du fleuve Saint Laurent par traversier (comprendre un énorme bateau qui transporte voitures, camions, bus, motos et tout autre engin d’une rive à l’autre), seul moyen à disposition pour passer de Tadoussac à la baie Sainte Catherine et poursuivre notre route. Une fois ceci fait, nous avons suivi la « route du fleuve » qui, devinez, longe le fleuve. Les abords de ce dernier etant très vallonnés, les passages sur les hauteurs nous ont offert des paysages magnifiques. Il faut savoir que ce fleuve est exceptionnellement large à ce niveau. A tel point qu’il est vraiment très difficile de ne pas le confondre avec l’océan tant la rive opposée est invisible même par temps clair. Du reste, quelques jours plus tôt lors de notre arrivée à Tadoussac, nous vous avions dit avoir été éblouis par la vue sur l’océan. Et bien nous nous sommes bien trompés car il ne s’agissait effectivement « que » du Saint Laurent.

Une petite parenthèse pour féliciter les bêtes à pics pour leur courage. Il semblerait effectivement que dès lors qu’une bébête dispose de pics sur son dos, elle se sent le courage d’affronter les voitures. Regardez les hérissons chez nous. Ils sous-estiment pas mal la force de nos engins roulants. Et bien au Canada, ce sont les porcs-epics qui se croient les plus forts. Et bien que l’animal soit plus gros qu’un chat et dispose de pics d’une vingtaine de centimètres de long, il ne gagne pour ainsi dire jamais. Alors que l’orignal, c’est autre chose…

Bref, alors que nous n’étions plus qu’à une trentaine de kilomètres de notre destination, nous decidames de nous quitter notre grande route pour déjeuner dans un coin plus tranquille. Notre aventure nous a amenés dans un petit village de rase campagne dans lequel se trouvait un casse croûte perdu au milieu des champs. Après avoir tailler une bavette avec quelques paysans du coin, nous découvrons que Chez Médé cachait en fait une immense terrasse, enfin plutôt des tables installées dans le gazon et abrités sous des tonnelles. Le petit Charlie a même eu tout le loisir de s’amuser avec les toboggans et balançoires installés pour les enfants. Nous avons largement profité avant de reprendre la route.

Et puisque nous préférons les itinéraires pittoresques, nos derniers kilomètres nous ont amené de village en village jusqu’à Quebec. La route 360, aussi appelée « Route de la Nouvelle-France », s’y prêtait tout à fait. Cette fois-ci, c’est devant les jolies maisons, les jardins, les places et les églises que nous nous emmerveillons. Et puis la grande ville apparaît au loin. On la reconnait facilement, perchée sur sa colline, par les hauts buildings qui l’habitent. La vue sur cette dernière, même lointaine, laisse apparaître une belle architecture alléchante. Notre courte traversée jusqu’à l’hôtel nous montre un échantillon de magnifiques bâtiments comme le parlement. Et nous n’étions pas au bout de nos surprises.

Déjà, l’hôtel : un quatre étoiles de standing, situé en plein cœur du centre-ville. Ensuite, la ville. Car à peine les bagages montés dans la chambre que nous voilà partis pour arpenter les rues de Quebec. Et quelle ville ! Des constructions historiques à tous les coins de rue, même si l’histoire ne remonte qu’à 400 ans (ce que vous saviez déjà puisque vous avez lu avec attention les articles précédents ;) ), de superbes maisons bourgeoises, un quartier d’artistes que l’on pourrait tout à fait comparer à Montmartre, et j’en oublie. La ville est vraiment très vivante, tout le monde se promène entre les terrasses des bars et restaurants qui bordent la route qui semble être réputée pour son ambiance une fois le soir tombé. De plus, la ville se décarcasse pour fêter ses 400 ans et c’est au milieu d’une exhibition de Ferrari que nous arrivons à l’approche de l’hôtel. Une scène est installée devant ce dernier pour accueillir un orchestre pour un concret international de musiques militaires. Pour faire court, la soirée s’annonce mouvementée ! :)

Au fait, un petit aparté pour vous remercier de tous vos commentaires. Nous les lisons au quotidien avec attention. Ne nous en voulez pas de ne pas y répondre, mais nous avons préféré privilégier les articles pour vous faire partager le plus possible notre expérience. Alors surtout, n’hésitez pas à écrire : nous sommes toujours contents de vous lire ;)

Des baleines

16 août 2008 par komlarbreaucanada

Quel spectacle étonnant ! Non seulement nous avons eu la chance d’avoir un magnifique soleil, mais de plus les baleines étaient au rendez-vous ce matin dans l’estuaire du fleuve Saint-Laurent. Quelques dizaines de minutes après avoir quitté le quai, les premiers specimens se montraient déjà. On les repère d’abord par le jet d’air qui monte depuis le niveau de l’eau jusqu’à 3 ou 4 mètres de hauteur au moment où elles viennent prendre leur respiration à la surface. Puis en se rappochant, c’est leur dos et leur nageoire dorsale qui deviennent visibles. Parfois, mais beaucoup plus rarement, on a la chance de voir leur queue sortir de l’eau avant d’y replonger. Nous avons pu observer en trois heures de croisières un nombre assez impressionnant de cétacés. Nous avons vu des baleines dites rorquals communs, des mammifères allant de 18 à 20 mètres de long, et des rorquals à bosse ne mesurant « que » entre 8 et 10 mètres et montrant plus facilement leur queue. Quelques phoques nous ont également tenus compagnie sur la route. Le tout a donné lieu à un grand nombre de photos que bien évidemment nous nous empresserons de vous montrer dès notre retour. La distance réglementaire de 300 mètres minimum qui doivent séparer le bateau dans lequel nous étions des baleines n’aura pas facilité les prises de vue, mais nous disposons tout de même de jolies images. Nous n’aurons malheureusement pas la chance de voir de béluga, et ce malgré le fait qu’ils soient résidents à l’année de la rivière Saint-Denis qui se jette dans le fleuve et que nous avons légèrement remontée.

La croisière terminée et le ventre plein, nous avons entrepris une balade dans les sentiers de la région. Le premier nous a fait prendre de la hauteur au-dessus de la baie Sainte Catherine et nous a offert un très joli panorama avec une nouvelle fois le ravitaillement en chemin à base de bleuets. Un écureuil est même venu grignoter sur une branche située littéralement sous notre nez, permettant d’ailleurs au petit Charlie d’être le premier à le voir. Le second consistait à longer la plage qui s’étend depuis le port sur un bon kilomètre, mais cette fois-ci nous ne pourrons jamais vous dire ce qui nous attendait au bout puisque nous en avons profité pour laisser Charlie s’amuser dans l’eau et le sable, chose qu’il a vraisemblablement bien appréciée. Même si l’entrée des pieds dans l’eau a demandée un peu de courage, nous avons rapidement trouvé l’eau agréable. En tout cas, limitée aux pieds (la baignade y est de toute façon interdite) et sur le bord de la plage, tout allait bien. Il faut savoir qu’un peut plus au large, l’eau était tout de même à 4 degrés Celsius…

Après l’effort, le réconfort. Nous avions repéré un restaurant à l’air très sympathique et proposant la dégustation du homard. Alors même si nous n’avons pas l’occasion d’aller en Gaspesie, nous avons décidé d’en profiter. Et nous nous sommes régalés. Entre le homard et le crabe des neiges, le repas s’est plutôt bien déroulé et nous sommes une nouvelle fois rentrés repus à l’hôtel pour notre dernière nuit à Tadoussac.

Une chose étonnante que nous avons constaté : autant la baleine est ostensiblement mise en avant dans tout Tadoussac, autant rien ne vient illustrer le fait qu’il s’agisse du port dans lequel l’homme blanc foula pour la première fois du pied le sol canadien, avec l’arrivée de Jaques CARTIER en 1534. Un événement qui pourtant semble avoir son importance dans l’histoire de ce pays… Nous verrons demain si notre route jusqu’à Quebec, dernière étape de notre périple, nous en apprendra plus.

Tadoussac

15 août 2008 par komlarbreaucanada

La route pour Tadoussac a été mouvementée. Nous avons choisi de prendre un itinéraire alternatif au plus direct qui nous était proposé pour pouvoir profiter des paysages offerts par le premier (dixit les guides que nous avons à disposition) et pour trouver sur notre route un des plus beaux villages du Quebec (dixit les mêmes ouvrages) : Sainte Rose du Nord. Et ce au détriment d’une petite centaine de kilomètres.

Notre première déception fût lors de notre arrivée au village en question. En effet, d’apparence, un village certes charmant mais pas de caractéristique évidente qui justifierait son titre. Une belle vue sur le fjord depuis son quai, certes, mais les villages que nous avons pu visiter auparavant, tel Le Petit Saguenay ou L’Anse Saint-Jean, n’ont rien à lui envier de ce point de vue là, bien au contraire. Non, ce qui fait en fait la renommée de ce petit village, c’est son artisanat. Car tout transpire l’artisanat local, et en particulier la sculpture sur bois. Entre nous, si ce n’est l’église dont l’ensemble du mobilier a été fabriqué des mains des habitants du village de manière bénévole suite à l’incendie de celle-ci, on se demande si les guides n’ont pas été payés pour amener des clients aux boutiques d’artisanat local… En résumé, si vous vous posez la question s’il faut passer par Sainte Rose du Nord ou pas, et bien sachez que nous ne vous le recommanderons pas.

Une petite déconvenue venant rarement seule, la pluie nous a rattrapés et c’est sous une averse battante que nous rejoignons notre voiture pour le reste du chemin. Mais nous étions loin de nous douter de l’intensité de la pluie qui nous attendait sur la route. Par endroit, la visibilité était réduite à quelques mètres à tel point que quelques voitures s’arrêtaient même sur le bas-côté dans l’attente d’une accalmie. Mais alors que notre moral baissait à l’idée du séjour pluvieux qui nous attendait à Tadoussac, les nuages laissèrent place à un soleil éblouissant à l’approche de l’océan. Car c’est bien au bord de ce dernier que se situe notre destination. C’est donc avec le sourire que nous arrivons à la Maison Gauthier où nous attendent nos lits pour les deux prochaines nuitées.

L’hôtel est très sympatique, nous bénéficions d’une chambre avec beaucoup de caractère : immense balcon, un parquet laqué au sol, une immense cheminée d’angle et une salle de bain déguisée en cabinet de toilette. La ville ? Et bien elle nous change beaucoup de ce que nous avons connu jusqu’alors puisqu’elle ressemble à une station ultra-touristique avec ses rues remplies d’hôtels et de restaurants grouillant de touristes. Adieu la tranquilité de la campagne à laquelle nous avions fini par nous habituer. Toutefois, l’avantage est que nous pouvons enfin laisser la voiture pour un peu de marche pour aller à l’épicerie ou au restaurant, ce qui nous était impossible depuis notre départ de Montreal. Notre petit tour dans la ville a été l’occasion pour le petit Charlie de se défouler dans un parc avec des jeux pour enfants, endroit idéal pour se faire des copains. Ici, il s’agissait de deux frères québécois pourtant bien plus âgés que lui et dont l’un d’eux a passé son temps à jouer avec lui, pour son plus grand plaisir.

C’est avec autant de plaisir qu’il s’est régalé au restaurant le soir. Et il n’y a pas eu que lui, d’ailleurs. En effet, nous avions repéré un petit restaurant proposant une formule alléchante composée d’un buffet à volonté de spécialités du coin. Connaissant l’appétit de Monsieur, il n’en fallait pas plus pour nous décider à y aller. Le restaurant en question s’appelle Le Bateau et toute personne passant à Tadoussac devrait s’y arrêter. Car le buffet est impressionnant et surtout très bon. On y trouve des crudités pour se faire sa petite salade avec forcément du coleslaw, des soupes, de la pizza, des pâtes à passer quelques secondes dans l’eau bouillante pour les réchauffer avant de les accomoder avec la sauce de votre choix, de la tourte du Lac Saint-Jean (dont nous vous avons déjà assez parlé), un pâté de saumon (encore un type de tourte), du bœuf aux légumes, des fèves au lard, … Sans parler des désserts avec les tartes aux bleuets, au sucre (aussi une spécialité locale qui n’a rien à voir avec celles que l’on connaît en France), au vinaigre (!!!), … Charlie s’en est donné à cœur joie avec les crudités, les fèves et les désserts. Ses parents, et bien avec un peu de ça et de tout le reste ! :p

C’est donc repus que nous allons au lit pour préparer la journée de demain qui débutera par un tour en bateau pour voir les baleines, principales attractions des environs.

Les sites touristiques le long du fjord

14 août 2008 par komlarbreaucanada

Alors que voici notre dernier jour dans le fjord, nous nous sommes rendus dans la ville de Petit Saguenay. Celle-ci jouit d’une vue exceptionnelle sur le fjord depuis son quai. N’allez pas imaginer un port rempli de yachts puisqu’on parle ici d’un minuscule quai pouvant accueillir disons quatre bateaux… Sa vocation est plus de proposer un point de vue au niveau de l’eau pour les amateurs de beaux paysages. Et pour cela, et bien on est servis.

Une fois la boîte à photos chargée à bloc, nous prenons une toute autre direction pour aller visiter le site de la Nouvelle-France. Il s’agit d’un site touristique reconstituant l’habitat des colons et des amérindiens au XVIIe siècle. Derrière ce qui pourrait cacher un attrape-touristes se trouve en fait un véritable trésor.

Pour commencer, nous avons pris un déjeuner dans le restaurant du site. Je lis déjà dans vos pensées : « oulala, ça a du leur coûter les yeux de la tête… ». Et bien figurez-vous que nous avons manger deux menus avec entrée, plat et dessert pour un total (et non pas par personne) de $23, autrement dit environ 18 € ! Et des portions à faire pâlir les plus gourmands d’entre vous ! Je vous mets au défi de trouver quelque chose d’équivalent sur un site touristique en France…

Ceci étant dit, ce n’est pas pour le restaurant que nous sommes venus. Une fois rassasiés, nous avons démarré la visite du site. Celle-ci est guidée par Samuel de Champlain en personne, celui qui conduira les colons français sur le territoire canadien et fondera la ville de Quebec le 3 Juillet 1608. Bien entendu, tout cela n’est que mise en scène, au même titre que toutes les constructions que nous verrons puisque nous sommes en fait sur… un studio de cinéma ! C’est en effet initialement pour les besoins du film « Robe noire » que ce site a été construit. On y retrouve un village amérindien et un village de colons. On passe de l’un à l’autre à l’aide d’un bus aux couleurs d’une époque maintenant révolue. Dans chaque bâtiment, un acteur déguisé raconte sa vie au quotidien dans les années 1600 : un chirurgien-barbier, une infirmière en charge de soulager les malades de la petite vérole, une cuisinière, et bien d’autres encore. Pour ceux qui arrivent le matin, une formule comportant un spectacle de chevaux leur est proposé. En conclusion, ce site vaut vraiment le détour.

La soirée a été calme avec cuisine à l’hôtel et au lit de bonne heure car demain, nous prenons la route pour Tadoussac.

Visite du fjord

13 août 2008 par komlarbreaucanada

Si comme moi vous pensez qu’un fjord n’est rien d’autre qu’une sorte de yahourt, et bien détrompez-vous ! D’après Wikipedia, il s’agit aussi d’une « vallée glacière très profonde, habituellement étroite et aux côtes escarpées, se prolongeant en-dessous du niveau de la mer et remplie d’eau salée. ». Un peu de culture, ça ne fait jamais de mal ! ;)

Nous avons commencé la journée par la visite d’un point de vue au-dessus du fjord. Cette eau calme qui serpente à travers la montagne constitue un paysage qui laisse rêveur. Au milieu, les bateaux et kayaks semblent tous petits tant le cours d’eau est immense. Le reflet du ciel et de la montagne viennent parfaire ce tableau. Quelques bleuets ramassés le long du chemin ont fait la joie du petit Charlie. La température de l’eau dans le fjord, nous ne la connaissons pas. Dans le lac Saint-Jean, nous y avons juste trempé l’orteil, et cela nous a suffît. La température de l’eau affichée à l’entrée du parc était de 20 degrés Celsius. Je précise, parce qu’ici les températures sont données en degrés Farenheit. Et là, on parlerait plutôt de 70 degrés…

L’après-midi, nous sommes partis pour une petite randonnée dans une baie du fjord, la baie de la rivière Eternité. Après 1,5 km de marche et une bonne heure, nous voici arrivés à un magnifique point de vue. Le chemin n’a pas été facile car le dénivelé était assez important. Le chemin était pourtant bien aménagé pour le rendre plus facile d’accès, avec des escaliers de bois aux endroits les plus difficiles. Charlie n’a pas eu à faire beaucoup d’effort assis dans le sac à dos de son papa. Lui par contre est monté avec 12 kg supplémantaires dans le dos…

Pourtant, le soir arrivé, c’est Charlie qui a montré le plus de signes de fatigue. A tel point qu’il s’est endormi au restaurant sans avoir pu goûter quoique ce soit ! Dommage pour lui, parce qu’il était vraiment très bon, probablement l’un des meilleurs qu’il nous a été donné d’essayer. Il se situe dans L’Anse Saint-Jean et s’appelle L’Islet, en référence à la petite île au milieu du fjord que l’on peut apercevoir depuis la terrasse.

Tous bien fatigués nous n’avons pas donné notre reste au moment d’aller au lit. Cette nouvelle journée qui débute devrait nous amener vers encore d’autres points de vue toujours plus fabuleux.

Les fjords

12 août 2008 par komlarbreaucanada

Quel beau pays ! Après le petit déjeuner chez l’habitant, nous sommes allés du côté du lac Saint Jean pour en visiter les abords. Un petit parc, ou tout au moins qui nous semblait petit sur la carte, qui le bordait nous a attiré. Une fois sur place, nous nous sommes rendus compte que le seul moyen de l’explorer était par le biais d’une piste cyclable de 45 km de longueur… Finalement, nous avons décidé de changer d’objectif et de profiter d’une petit plage le long du lac faisant justement partie dudit parc. Enfin elle nous semblait petite vue de loin, parce que 15 km de plage, tout le monde ne voit pas ça si petit. Vous vous souvenez, le lac Saint Jean ? C’est celui qui nous avait fait croire qu’on arrivait devant l’océan. Et bien sur une de ses plages, la sensation restait identique. Il faut savoir que placé sur une rive, on ne peut voir l’autre que par beau temps… Et bien aujourd’hui, on ne la voyait pas du tout !

Le temps était maussade à notre arrivée, certes. Mais il s’est bien éclairci au fur et à mesure de la matinée et nous avons beaucoup apprécié ce moment de détente sur le sable. Un très joli sable d’ailleurs, puisqu’il était composé de grains très fins noirs et cuivrés mélangés avec de plus gros grains jaunes. Le tout donnait une couleur assez étonnante. Mais en plus de la plage, nous avons fait de la cueillette dans les bois qui la bordait.

La région est en effet très riche en une baie qu’ils appellent le bleuet. Elle ressemble énormément à notre myrtille, mais en plus petite. Bon, nous, nous n’avons pas vraiment vu la différence de taille. Mais en tout cas, nous avons pu offrir un dessert à Charlie à base de bleuets sauvages fraîchement cueillis, et laissez-moi vous dire qu’il a adoré ça ! Quand je vous dit qu’on en trouve beaucoup dans la région, c’est que les locaux la vendent par seau entiers dans tous les endroits possibles et imaginables : dans les stations services, les supérettes, devant les habitations, … Il faut dire aussi que nous sommes en pleine saison. C’est très sympatique.

Une fois rassasiés, nous sommes partis pour L’Anse Saint Jean qui, vous l’aurez compris, était notre destination suivante. Il s’agit d’une petite ville située au pied d’une montagne, le Mont-Edouard, d’une part, et au bord d’un fjord d’autre part. Prometteur, non ? Nous allons rester dans la région pendant trois jours entiers. C’est pourquoi après avoir avalé beaucoup de kilomètres ces deux derniers jours, nous avons décidé de rester au calme cet après-midi et de partir à la découverte de la région demain. De plus, l’hôtel dans lequel nous sommes hébergé pour les trois prochaines nuitées est vraiment très sympatique. Il s’agit de la Maison Vedron, situé presque aux pieds des pistes de skis en hiver.

Bon, et bien maintenant il est l’heure d’aller se coucher. Vivement demain !

Arrivée au lac Saint Jean

11 août 2008 par komlarbreaucanada

Tout d’abord, merci de votre soutien pour la météo qui a porté ses fruits puisque nous avons bénéficié d’une excellente journée ensoleillée, alors que la météo parlait encore ce matin d’averses et d’orages. Du coup, notre visite tant attendue du site amérindien s’est déroulée sous le beau temps, et nous nous sommes régalés. L’histoire de ces hommes est à la fois fabuleuse et triste tant les injustices dont ils ont été victimes jusqu’il n’y a vraiment pas longtemps (dans les années 70) ne peuvent laisser indifférent. Nous sommes passés de tentes en tipis, accompagnés par un guide qui nous a raconté le quotidien lors de la grande époque de ces 11 nations québécoises qui étaient là à l’origine, certaines depuis 14000 ans avant J.-C., soit bien avant l’arrivée des colons qui viendront saccager leurs terres et leur culture. Nous avons vraiment beaucoup apprécié ce tour d’une heure trente et nous recommandons à ceux qui en auront l’occasion de ne pas hésiter une seconde si la possibilité s’offre à eux d’effectuer une telle visite.

La fin de ce tour marqua également la fin de notre séjour à l’Auberge du Trappeur et en même temps au parc de la Mauricie. Nous partimes aussitôt pour le lac Saint Jean, notre destination pour la nuit à venir. La route fût assez longue, pas loin de quatre heures, mais très appréciable. Après avoir longé pendant un long moment la rivière Saint Maurice, dont la largeur ferait pâlir le moindre fleuve de chez nous, avec de l’autre côté de la route le flanc d’une montagne, nous avons suivi pendant plus de 200 km cette route où alternaient forêt, montagne, rivières et lacs pour arriver au lac Saint Jean, si immense qu’on crût voir l’océan la première fois qu’on l’aperçût.

Puisqu’on parle de route, un petit mot sur la conduite au Quebec. D’abord, bravo à l’inventeur de la boîte à vitesses automatique et à celui du régulateur de vitesse. Avec ces deux appareils, rouler pendant de longs kilomètres sur des routes valonnées sans raisons pour s’arrêter devient un vrai plaisir. Ensuite, la conduite des québécois est exemplaire. En effet, même s’ils roulent légèrement au-dessus des limites autorisées (à leur décharge, les limites sur leurs routes sont vraiment basses par rapport à ce qu’on connaît en France : 100 km/h sur autoroute et 90 km/h sur des équivalents à des nationales sur lesquelles nous croisons une ville tous les 100 km !), ils ont une conduite très posée et nous n’avons depuis notre arrivée pas entendu un seul coup de klaxon, ni vu d’appels de phares. Pas mal de français mériteraient de faire un stage ici…

Cette petite parenthèse étant maintenant fermée, revenons-en à nos moutons. Nous sommes arrivés à Hebertville, notre destination pour aujourd’hui, en fin d’après-midi. Une charmante petite ville. Ce soir, nous dormons chez l’habitant. Des gens très sympatiques nous ont accueillis dans leur maison située dans un quartier résidentiel comme ceux que l’on peut voir nombreux dans les films et séries américains : des rues toutes parallèles les unes aux autres et des maisons dont les façades sont recouvertes de planches en bois peintes. Le dîner nous a été servi très tôt, à 19h00. Pour eux, c’était presque tard ! Les gens d’ici ont pour habitude de manger très tôt le soir et de profiter du temps après le repas pour se promener et profiter de la soirée. Nous avions déjà remarqué ce comportement dans les restaurants dans lesquels il est étonnant de voir beaucoup de gens manger entre 18h et 19h. Le repas fût très bon : une crème à la tomate en entrée (la soupe est très courante en entrée, y compris dans les restaurants), une tourte du lac Saint Jean en plat (un mélange de viande de porc et de bœuf avec des dés de pommes de terre) accompagnée de maïs et de petits pois, et des profiteroles. Nous avons juste regretté que les habitants ne se soient pas joints à nous pour le repas et nous laissent entré français, puisqu’une autre de leurs chambres étaient occupés par des gens du Var. Mais le moment était tout de même agréable.

Après le repas, nous sommes allés prendre l’air et Charlie a pu se dégourdir les jambes après ce long trajet passé en voiture dans un parc bien équipé de jeux pour enfants. Demain matin, nous partirons explorer la région pour rejoindre encore un autre hébergement pour la nuit. Quelle aventure !