A peine le petit-déjeuner terminé que nous revoilà sur la route pour rejoindre notre dernière étape : la ville de Quebec. La route fût très sympatique avec pour commencer la traversée du fleuve Saint Laurent par traversier (comprendre un énorme bateau qui transporte voitures, camions, bus, motos et tout autre engin d’une rive à l’autre), seul moyen à disposition pour passer de Tadoussac à la baie Sainte Catherine et poursuivre notre route. Une fois ceci fait, nous avons suivi la “route du fleuve” qui, devinez, longe le fleuve. Les abords de ce dernier etant très vallonnés, les passages sur les hauteurs nous ont offert des paysages magnifiques. Il faut savoir que ce fleuve est exceptionnellement large à ce niveau. A tel point qu’il est vraiment très difficile de ne pas le confondre avec l’océan tant la rive opposée est invisible même par temps clair. Du reste, quelques jours plus tôt lors de notre arrivée à Tadoussac, nous vous avions dit avoir été éblouis par la vue sur l’océan. Et bien nous nous sommes bien trompés car il ne s’agissait effectivement “que” du Saint Laurent.
Une petite parenthèse pour féliciter les bêtes à pics pour leur courage. Il semblerait effectivement que dès lors qu’une bébête dispose de pics sur son dos, elle se sent le courage d’affronter les voitures. Regardez les hérissons chez nous. Ils sous-estiment pas mal la force de nos engins roulants. Et bien au Canada, ce sont les porcs-epics qui se croient les plus forts. Et bien que l’animal soit plus gros qu’un chat et dispose de pics d’une vingtaine de centimètres de long, il ne gagne pour ainsi dire jamais. Alors que l’orignal, c’est autre chose…
Bref, alors que nous n’étions plus qu’à une trentaine de kilomètres de notre destination, nous decidames de nous quitter notre grande route pour déjeuner dans un coin plus tranquille. Notre aventure nous a amenés dans un petit village de rase campagne dans lequel se trouvait un casse croûte perdu au milieu des champs. Après avoir tailler une bavette avec quelques paysans du coin, nous découvrons que Chez Médé cachait en fait une immense terrasse, enfin plutôt des tables installées dans le gazon et abrités sous des tonnelles. Le petit Charlie a même eu tout le loisir de s’amuser avec les toboggans et balançoires installés pour les enfants. Nous avons largement profité avant de reprendre la route.
Et puisque nous préférons les itinéraires pittoresques, nos derniers kilomètres nous ont amené de village en village jusqu’à Quebec. La route 360, aussi appelée “Route de la Nouvelle-France”, s’y prêtait tout à fait. Cette fois-ci, c’est devant les jolies maisons, les jardins, les places et les églises que nous nous emmerveillons. Et puis la grande ville apparaît au loin. On la reconnait facilement, perchée sur sa colline, par les hauts buildings qui l’habitent. La vue sur cette dernière, même lointaine, laisse apparaître une belle architecture alléchante. Notre courte traversée jusqu’à l’hôtel nous montre un échantillon de magnifiques bâtiments comme le parlement. Et nous n’étions pas au bout de nos surprises.
Déjà, l’hôtel : un quatre étoiles de standing, situé en plein cœur du centre-ville. Ensuite, la ville. Car à peine les bagages montés dans la chambre que nous voilà partis pour arpenter les rues de Quebec. Et quelle ville ! Des constructions historiques à tous les coins de rue, même si l’histoire ne remonte qu’à 400 ans (ce que vous saviez déjà puisque vous avez lu avec attention les articles précédents
), de superbes maisons bourgeoises, un quartier d’artistes que l’on pourrait tout à fait comparer à Montmartre, et j’en oublie. La ville est vraiment très vivante, tout le monde se promène entre les terrasses des bars et restaurants qui bordent la route qui semble être réputée pour son ambiance une fois le soir tombé. De plus, la ville se décarcasse pour fêter ses 400 ans et c’est au milieu d’une exhibition de Ferrari que nous arrivons à l’approche de l’hôtel. Une scène est installée devant ce dernier pour accueillir un orchestre pour un concret international de musiques militaires. Pour faire court, la soirée s’annonce mouvementée !
Au fait, un petit aparté pour vous remercier de tous vos commentaires. Nous les lisons au quotidien avec attention. Ne nous en voulez pas de ne pas y répondre, mais nous avons préféré privilégier les articles pour vous faire partager le plus possible notre expérience. Alors surtout, n’hésitez pas à écrire : nous sommes toujours contents de vous lire
